La couverture, un métier de précision et de passion
Ethan - CouvreurEthan est couvreur formé en apprentissage au BTP CFA d’Ocquerre, où il a obtenu un CAP Couvreur, un certificat de spécialisation Zinguerie et un BP Couvreur. Durant son apprentissage, il a eu la chance de travailler sur des chantiers d’exception de restauration du patrimoine, comme l’Assemblée nationale ou Notre-Dame de Paris, développant ainsi sa maîtrise de matériaux spécifiques : cuivre, zinc, ardoise.
Un métier de précision, exigeant, où chaque détail compte et où la passion fait la différence.
ENVIE DE TRAVAILLER
DANS LE BÂTIMENT ?
Bonjour, je m’appelle Ethan Dosquet, j’ai 21 ans.
Je suis au CFA d’Ocquerre depuis 2019 en apprentissage, où j’ai obtenu mon CAP couvreur, puis un titre professionnel couvreur et un BP couvreur.
La couverture, c’est tout ce qui concerne l’enveloppe extérieure du bâtiment. Cela va de la toiture en ardoise simple à des matériaux comme le cuivre ou le zinc. Pour ma part, je suis spécialisé dans les monuments, à Paris.
J’ai choisi ce métier parce que, enfant, j’étais passionné par les toitures de châteaux, d’églises et de monuments.
L’avantage du CFA, c’est d’avoir un salaire à la fin du mois et d’alterner avec l’entreprise plutôt que de rester uniquement en lycée.
C’est beaucoup plus avantageux pour l’embauche par la suite. Pour un employeur, l’expérience de terrain est essentielle, et le CFA nous y prépare directement.
Quand je suis arrivé sur le chantier de l’Assemblée nationale, je posais au départ de l’isolant. Progressivement, un chef m’a appris à travailler le cuivre, qui était le matériau principal sur ce chantier. Ce qui est particulier sur ce type de site, c’est le niveau de sécurité, très élevé. Certains jours, nous ne pouvions pas travailler en raison de la présence de ministres ou de chefs d’État étrangers.
C’était aussi la première fois que je travaillais sur un chantier d’une telle ampleur en cuivre. Ce matériau est très spécifique à travailler, notamment par rapport au zinc : les températures de chauffe pour les soudures sont différentes. J’y ai appris énormément, notamment sur le façonnage et la pose.
J’ai ensuite travaillé plus d’un an sur le chantier de Notre-Dame. Au départ, on me confiait une pièce à réaliser. Puis deux, puis trois. J’ai progressivement pris plus de responsabilités et contribué davantage au chantier, jusqu’à réaliser des ouvrages plus complexes.
Ce qui m’a marqué à Notre-Dame, c’est la précision exigée et le temps accordé à chaque pièce. Il ne s’agissait pas d’aller vite, mais de produire un travail extrêmement soigné et parfaitement fini.
Tous les chantiers sur lesquels j’ai travaillé ont leurs spécificités. J’ai participé à la restauration de la fontaine des Innocents à Châtelet-les-Halles, aux Archives nationales, et bien sûr à Notre-Dame. Chaque site a ses particularités : une fontaine, un bâtiment historique, une cathédrale emblématique.
Je suis très fier d’avoir participé à ces chantiers. C’est un honneur, car ce sont des réalisations que l’on ne fait qu’une fois dans une vie. C’est apporter sa pierre à l’édifice, contribuer au patrimoine français et à la restauration des toitures.
Dès mon premier jour de travail, j’ai su que c’était mon métier. Et aujourd’hui, ce n’est même plus seulement un métier pour moi : c’est une passion.